Mes recherches s’inscrivent dans le champ de la psychopathologie cognitive et s’appuient sur des méthodes issues de la psychologie expérimentale et des neurosciences cognitives, notamment les potentiels évoqués (ERPs). Mes premiers travaux ont porté sur les processus neurocognitifs et de cognition sociale dans la schizophrénie et la schizotypie. Ils visaient à mieux comprendre les mécanismes permettant aux individus d’interpréter le comportement d’autrui, en étudiant l’influence du contexte sémantique et social sur la production d’inférences intentionnelles et sur le traitement du langage non littéral, en particulier l’humour et l’ironie.
Au fil de mes recherches, je me suis progressivement intéressée aux applications cliniques de ces connaissances, en développant des travaux consacrés à l’évaluation d’interventions de réhabilitation psychosociale dans les troubles psychiatriques et neurodéveloppementaux, notamment dans les domaines de la cognition sociale et de la régulation émotionnelle. Ces recherches concernent aujourd’hui l’autisme chez l’adulte.
Plus récemment, mes travaux se sont étendus à la science de l’implémentation. J’étudie les conditions favorisant l’adoption, l’intégration et la pérennisation d’innovations organisationnelles et thérapeutiques dans les secteurs sanitaire et médico-social. Dans cette perspective, j’ai dirigé ou je dirige des recherches portant sur l’évaluation de dispositifs innovants d’accompagnement orientés rétablissement pour les personnes présentant des troubles mentaux sévères et persistants, ainsi que sur l’implémentation de modèles de soins collaboratifs destinés à améliorer la prise en charge des troubles mentaux fréquents en médecine générale.
L’ensemble de ces travaux vise à articuler compréhension des mécanismes psychopathologiques, développement d’interventions fondées sur les preuves et amélioration de leur mise en œuvre dans les pratiques de soins et d’accompagnement.
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